Je suis un écrivain raté

Ben ouais, c’est un peu ça. Non pas que je me sois déjà lancé dans l’écriture pour voir finalement ma prose rejetée par des maisons d’édition. Non, ça, ça aurait déjà pu constituer un semblent de début de quelque chose. Non, si je me considère comme ça, c’est tout simplement parce que je sais qu’en dépit de mon envie de pondre un roman, eh bien je ne le ferai probablement jamais. Au fond, je suis comme les autres, fasciné par l’idée mais incapable de la mettre en application.

Paumé devant une feuille de traitement de texte toute blanche, ça ne vient pas, tout simplement. J’ai bien quelques concepts farfelus qui me tournent dans la tête, mais rien auquel je puisse croire suffisamment pour chercher à leur donner corps. Et lorsque d’aventure, j’écris péniblement quelques lignes, je n’arrive pas à me convaincre moi-même, alors imaginez un lecteur !

Boulot, passion dévorante pour les jeux vidéo, flemme, manque d’idées et de motivation, le tout associé à la redécouverte de bouts textes potables que j’avais pondus jadis et que je me sens totalement incapable d’égaler aujourd’hui, voilà autant d’arguments qui font de moi un majestueux ratage de l’écriture.

Ne reste plus qu’à me perdre dans la lecture du Trône de Fer et me laisser balader par des gens qui eux, savent ce qu’ils font.

2012, l’année du flouze.

Comme j’ai pu le découvrir sur un autre blog  que je n’ai pas l’intention de citer, de sorte à ce que vous ne soyez pas tenté de me fausser compagnie pour aller y faire un tour, j’ai décidé de me mette à la page et de vous souhaiter aussi une très belle année 2012. Oui, je l’admets, l’idée ne me serait pas venue autrement.

Ainsi donc, que la Force soit avec vous, que le prix des croquettes n’augmente pas, que les replis graisseux qui ornent votre joli corps s’accentuent, que les politiciens cessent de faire de la politique, que les bigorneaux bigornotent, que les jeux vidéo vous aident à oublier votre misérable existence, et que les mycoses ne s’invitent pas entre vos doigts de pied tout moites.

Heeha !

Y a gonflade !

Pardonnez le ton de ce billet, mais je crois être sujet d’une légère propension à l’agacement ces derniers temps. Oh, rien de vraiment gravissime, ni de vraiment personnel du reste, puisque je n’ai franchement aucune raison de ma plaindre lorsque je suis chez moi. Non, je parle tout simplement de l’envie irrépressible d’aller enfoncer des doigts dans les beaux yeux bleus de mon chef de service. Vous savez, des yeux bleu clair bien vides et bien froids, qui évoquent plus le compartiment à surgelés d’un frigo américain que le portail vers l’âme d’un individu, comme aiment à le balancer les poètes à deux balles. Ce n’est pas que le bonhomme m’en veuille particulièrement, oh non, je suis suffisamment malin pour courber l’échine et remuer la queue quand il le faut, mais c’est plutôt la manière dont il traite tout le monde. (Et là, en l’espace d’une phrase, je viens d’admettre être un gros faux-cul et un gentilhomme bienveillant, soucieux du bien être de ses pairs, sauf que non, en fait, pour la deuxième partie.)

En fait, j’ai l’impression qu’à chaque fois qu’il l’ouvre, ça n’a d’autre but que d’enfoncer le nez de quelqu’un dans son propre caca avant de piétiner gaiement son boulot. Le bougre part du principe que ses subordonnés n’ont pas de cerveau et qu’ils doivent être traités comme des chiens galeux, à coups de tatane, avant de s’étonner que tout le monde ne fasse pas preuve d’autant de motivation que lui. Evidemment, quand on n’a pas de vie en dehors du taf, alors que c’est justement lorsque l’horloge commune sonne 18 heures, que celle des ses employés débute, il n’y pas grand chose à attendre. Bref, vous l’avez compris : ca me gonfle. Et plus le temps passe, plus l’envie se fait forte d’entourer son petit coup maigrelet avec un caleçon sale avant de serrer très fort. Mais qu’on se rassure, tant que l’usine pour laquelle je bosse continuera de me verser mon chèque à la fin du mois tout en me laissant l’occasion de pondre des billets du genre en pleine journée, je me retiendrai.

Les jeux vidéo, c’est bon c’est chaud.

Je le vois au fond de tes petits yeux porcins, toi aussi, tu aimes les jeux vidéo. Non, ne le nie pas ! C’est peine perdue. Tu sens le pixel, la manette graisseuse, la carte-mère surchauffée et la pizza. Et toi aussi, tu emmerdes celui qui, gonflé de fierté, vomit ton loisir préféré, déclarant sans rien y connaître mais parce que ça fait bien, que les jeux vidéo agressent les neurones, font s’atrophier les burnes, prônent le viol de grands-mères, causent des tsunami, incitent aux émeutes et plus globalement, contribuent à la déliquescence de notre jeunesse pourtant si belle et si prometteuse.

 Alors certes, tu pourrais rétorquer que si certains jeux sont effectivement un peu borderline du cul, au final, la production globale n’est pas plus pourrie que ce qu’on peut observer à la télé, dans les rayons dédiés à la littérature dite moderne, ou dans les salles obscures. Mais bof, à quoi bon tenter d’expliquer que les jeux vidéo ne sont pas plus mauvais que le reste puisque dans les yeux de ton interlocuteur, tu n’es rien de plus qu’un parasite immature et asocial ?

 Bref, laissons de côté les intellectuels à œillères pour nous réjouir de l’existence de Portal 2, d’Outland, de Twisted Planet, de Minecraft, de Mass Effect, d’Okami et d’une tripotée d’autres vidéoludiqueries que nous échangerions pas contre toutes les Intégrales Collector de Plus Belle la Vie.

Vers l’infini et (l’)au-delà !


 

C’est dans une délicieuse indifférence générale que j’inaugure aujourd’hui ce tout nouveau blog, petite goutte d’urine de mon cru dans la fosse sceptique géante que représente le net. Votre présence en ces lieux virtuels constitue sans doute le résultat tragique d’une lutte à mort entre vos petits doigts gauches et une souris récalcitrante… Mais qu’importe ! Puisque vous avez eu la malchance d’atterrir sur cette page et que vous n’avez apparemment rien à faire de mieux de votre misérable existence, alors autant faire quelques pas de danse ensemble. Et que vous choisissiez ensuite de poursuivre notre relation ou de remettre votre mulot sur le droit chemin en ignorant ce malheureux coup d’un soir virtuel, eh bien, je n’y peux pas grand-chose.


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